{"id":2757,"date":"2020-09-24T10:56:10","date_gmt":"2020-09-24T10:56:10","guid":{"rendered":"http:\/\/irps.or.id\/site\/?p=2757"},"modified":"2020-09-21T06:35:32","modified_gmt":"2020-09-21T06:35:32","slug":"rencontre-avec-des-guerisseurs-remarquables","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/irps.or.id\/site\/2020\/09\/24\/rencontre-avec-des-guerisseurs-remarquables\/","title":{"rendered":"Rencontre Avec Des Guerisseurs Remarquables"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.note.anglersacademy.org\/media\/01\/01\/2371266560.2.png\" alt=\"rencontre avec des guerisseurs remarquables\" align=\"center\"> t\u00e9l\u00e9chargement en ligne Rencontres avec des gu\u00e9risseurs remarquables Voil\u00e0, un livre \u00e0 attendre ce mois-ci. M\u00eame vous avez voulu depuis longtemps pour lib\u00e9rer.. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/rampok.org\/img\/117f408a2acdbf436bca89599d93f86a.jpg\" alt=\"rencontre avec des guerisseurs remarquables\" align=\"center\"> Gu\u00e9risseurs, th\u00e9rapeutes, magn\u00e9tiseurs, quelle est la bonne terminologie pour qualifier ces personnes qui exercent, par ailleurs, en toute discr\u00e9tion? <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/rampok.org\/img\/68cd5272b95ea556ae9e2805e7dac895.jpg\" alt=\"rencontre avec des guerisseurs remarquables\" align=\"center\"> Et voici ce qui sest pass\u00e9 lorsque nous nous sommes pr\u00e9sent\u00e9s devant sa porte. Elle nous a ouvert et, mayant bien regard\u00e9 elle ma dit ceci :-Toi, tu es Emmanuel. Je tattendais car le 15 ao\u00fbt \u00e0 cinq heures du matin tu as re\u00e7u un message de la Vierge et ensuite tu as re\u00e7u trois fois lodeur du parfum-Mais qui est-ce qui ta racont\u00e9 tout cela? lui ai-je demand\u00e9. Je nen ai parl\u00e9 \u00e0 personne, hormis \u00e0 Odette. J\u00e9tais sous le choc. Surtout \u00e0 cause du parfum. Je me suis souvenu que tandis que la Vierge me parlait javais senti une premi\u00e8re bouff\u00e9e de parfum de rose qui s\u00e9tait r\u00e9pandu dans toute la pi\u00e8ce, puis une deuxi\u00e8me bouff\u00e9e et enfin une troisi\u00e8me. Au cours des mois qui suivirent, il ne se passa pas une semaine sans que je sentisse ce m\u00eame parfum au moins une fois pendant la nuit-Et sais-tu ce que cela signifie? me demanda C\u00e9cile-Je nen ai aucune id\u00e9e-Tout simplement tu as re\u00e7u un don-Un don de quoi-Le don de gu\u00e9rir les gens. A ces mots jai \u00e9clat\u00e9 de rire-Quest ce que tu me racontes? Allez, arr\u00eate de te moquer de moi. Je suis cuisinier et jai quarante sept ans. Tu me vois \u00e0 mon \u00e2ge, soigner les gens? Ce nest pas s\u00e9rieux. Pourquoi ne serais-je pas v\u00e9t\u00e9rinaire pendant que tu y es? Ce doit \u00eatre moins compliqu\u00e9 et de plus jaime beaucoup les animaux. Elle ne ma presque rien r\u00e9pondu-Tu verras! ma-t-elle dit simplement. Cela mavait fichu un choc. Moi qui avais toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s timide, comment pourrais-je imposer mes mains sur le corps dhommes et de femmes que je ne connaissais m\u00eame pas? Quand nous sommes rentr\u00e9s \u00e0 Mirepoix, je nai pratiquement pas vu la route en conduisant. Pendant tout le trajet je me sentais comme \u00e9tant hors du monde, si bien que lorsque nous sommes arriv\u00e9s \u00e0 lh\u00f4tel je fus tr\u00e8s \u00e9tonn\u00e9 que nous soyons arriv\u00e9s si vite. Javais limpression davoir parcouru les cinquante kilom\u00e8tres qui s\u00e9parent Carcassonne de Mirepoix en trois minutes. Nous \u00e9tions tous les deux tr\u00e8s fatigu\u00e9s. Moi parce que je devais me lever tous les matins \u00e0 cinq heures et demi et ma femme parce quAnne-Marie qui sortait beaucoup le soir arrivait souvent tard au travail ou bien elle pr\u00e9textait une maladie pour ne pas venir du tout, certains jours. Odette qui \u00e9tait debout toute la journ\u00e9e avait les jambes lourdes-Va tallonger un petit moment ai-je sugg\u00e9r\u00e9 \u00e0 ma femme. Je lai accompagn\u00e9 dans la chambre et l\u00e0, je lui ai demand\u00e9 :-Tu me vois, \u00e0 mon \u00e2ge, faire du magn\u00e9tisme? A ce moment, sentant quelle avait tr\u00e8s mal aux jambes je ne sais pas pourquoi, jai mis mes mains sur son genoux droit pendant un petit moment, et ensuite sur son genoux gauche. Aussit\u00f4t apr\u00e8s elle ma dit quelle se sentait beaucoup mieux. Elle sest lev\u00e9e et elle est retourn\u00e9e dans la salle du restaurant pour pr\u00e9parer les tables. Tandis quelle saffairait en bas j\u00e9tais rest\u00e9 dans la chambre car je voulais me reposer. Je sentais moi aussi mes jambes qui me faisaient mal car \u00e0 cette \u00e9poque javais des varices internes. Debout devant mes fourneaux je souffrais beaucoup et quand je devais me d\u00e9placer je sentais une telle lourdeur dans mes jambes que jh\u00e9sitais m\u00eame \u00e0 faire quelques pas dans la salle. Soudain, une id\u00e9e mest venue. Puisque je venais de soulager ma femme, pourquoi nessaierai-je pas mon magn\u00e9tisme sur moi. Jai pos\u00e9 alors mes deux mains sur ma jambe gauche, \u00e0 lendroit o\u00f9 javais mal. Aussit\u00f4t jai senti une petite d\u00e9charge \u00e9lectrique et jai eu limpression que mes douleurs dans cette jambe avaient disparu. Ensuite je suis pass\u00e9 \u00e0 la jambe droite et, m\u00eame chose, je venais deffacer la douleur comme par enchantement. Ce soir l\u00e0, avec Odette, on eut dit que nous avions pris un \u00e9lixir de jouvence. Pendant le service, nous volions litt\u00e9ralement entre les tables. Nous ne sentions plus du tout notre fatigue. Cela ne nous \u00e9tait pas arriv\u00e9 depuis si longtemps Le soir en me couchant j\u00e9tais perplexe. Je retournais toutes sortes did\u00e9es dans ma t\u00eate en essayant de trouver une explication. Y avait-il eu une tradition de gu\u00e9risseurs dans notre famille? De prime abord la r\u00e9ponse \u00e9tait n\u00e9gative. Cependant, je me suis souvenu quune de mes tantes, la s\u0153ur de mon p\u00e8re qui se pr\u00e9nommait Th\u00e9r\u00e8se et qui \u00e9tait tr\u00e8s malade, \u00e9tait devenue magn\u00e9tiseuse apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 gu\u00e9rie \u00e0 Lourdes. A l\u00e2ge de neuf ans javais assist\u00e9 \u00e0 ce miracle. Javais toujours vu Tatie Th\u00e9r\u00e8se couch\u00e9e dans son lit de malade. Elle \u00e9tait extr\u00eamement maigre. On disait quelle avait une maladie grave mais je nai jamais su ce que c\u00e9tait. Elle vivait \u00e0 Sidi bel Abb\u00e8s avec sa famille et nous allions la voir de temps en temps. Chaque ann\u00e9e, avec mes parents, l\u00e9t\u00e9, nous lemmenions \u00e0 Lourdes. Nous prenions le bateau et je me souviens que c\u00e9tait tr\u00e8s compliqu\u00e9 de monter et de linstaller \u00e0 bord avec son lit-chariot, une sorte de table avec des roulettes. Lann\u00e9e ou cest arriv\u00e9 nous avions pouss\u00e9 son chariot jusque dans la grotte des apparitions et cest l\u00e0 que jai vu saccomplir le miracle. Elle \u00e9tait couch\u00e9e, en train de prier avec en face delle, la statue de la Vierge. Soudain elle a rejet\u00e9 ses couvertures, elle est descendue de son chariot, elle sest mise debout et les bras en croix et elle sest mise \u00e0 crier devant Je vivrai pour mes enfants, tant quils auront besoin de moi! A partir de ce moment l\u00e0 elle a v\u00e9cu comme tout le monde avec cependant cette diff\u00e9rence: d\u00e9sormais elle avait un don de gu\u00e9rison. Des gens venaient de tr\u00e8s loin pour la voir. Je me souviens du jour o\u00f9 elle a gu\u00e9ri ma m\u00e8re dun horrible ecz\u00e9ma qui lui recouvrait les deux avant-bras. Cette maladie emp\u00eachait ma m\u00e8re de travailler. C\u00e9tait moi qui faisait la vaisselle ou qui lavait par terre. Un jour mes parents d\u00e9cid\u00e8rent daller voir Tatie Th\u00e9r\u00e8se qui \u00e9tait r\u00e9put\u00e9e pour gu\u00e9rir les zonas et dautres maladies de peau. Javais douze ans lorsque jai assist\u00e9 \u00e0 cette s\u00e9ance de gu\u00e9rison-Am\u00e9lie, retrousse les manches de ton chemisier jusquau coude, avait-elle demand\u00e9 \u00e0 maman. Aussit\u00f4t apr\u00e8s, ayant plac\u00e9 ses deux mains autour du bras droit de ma m\u00e8re \u00e0 la hauteur du coude, elle les avait fait glisser jusquau poignet. Jai vu alors de mes propres yeux les pustules et les rougeurs qui disparaissaient au fur et \u00e0 mesure quelle descendait le long du bras et la peau qui redevenait lisse comme si Tatie Th\u00e9r\u00e8se lui enlevait un gant. Puis elle a proc\u00e9d\u00e9 de la m\u00eame fa\u00e7on avec lautre bras. Le souvenir de ces deux exemples de gu\u00e9rison accomplies par Tatie Th\u00e9r\u00e8se mavait \u00e9branl\u00e9. Cette nuit l\u00e0, jai pens\u00e9 \u00e0 notre voisine, Madame Marotte, qui \u00e9tait paralys\u00e9e depuis vingt sept ans. Elle avait quatre vingt sept ans. On e\u00fbt dit que le destin avait tout pr\u00e9par\u00e9 pour me faciliter les choses car un mur de sa maison \u00e9tait mitoyen avec notre h\u00f4tel. Et si je pouvais la gu\u00e9rir? Le lendemain, jen parle \u00e0 ma femme qui ma r\u00e9pondu : Pourquoi nessaierais-tu pas? Au moins nous serons fix\u00e9. A 11h je me d\u00e9cide \u00e0 y aller. Je frappe \u00e0 la porte et cest sa petite fille \u00e2g\u00e9e dune vingtaine dann\u00e9es qui vient mouvrir-Bonjour! Ta grand-m\u00e8re est l\u00e0? c\u00e9tait b\u00eate, comme question, je men suis rendu compte tout de suite apr\u00e8s. Dis-lui que je voudrais la voir-Elle est l\u00e0-bas dans son fauteuil roulant dans lautre pi\u00e8ce. Vous pouvez y aller directement. Elle sera tr\u00e8s contente davoir de la visite-Bonjour madame Marotte! Comme le temps passe, nest-ce pas? Il y a longtemps que je ne suis pas venu vous voir, alors jai pens\u00e9 vous faire une petite visite. Je ne savais vraiment pas comment aborder la question. J\u00e9changeai avec elle quelques banalit\u00e9s, puis, soudain, je lui ai pos\u00e9 cette question-Madame Marotte, savez-vous pourquoi je suis venu vous voir-Non, mais vous allez me le dire. Pourquoi faire tant de myst\u00e8res-Et bien voil\u00e0. Je suis venu pour vous gu\u00e9rir vos jambes et pour vous aider \u00e0 marcher de nouveau. Je ne savais vraiment pas pourquoi je venais de prononcer ces paroles. Javais limpression que quelquun dautre avait d\u00e9cid\u00e9 de parler \u00e0 ma place, sans aucune h\u00e9sitation, avec beaucoup de conviction-Est-ce que vous me permettez de vous toucher les genoux, Madame Marotte-Ben, si vous voulez L\u00e0-dessus je me mets \u00e0 genoux devant elle. Je lui prends le genoux droit entre mes mains et aussit\u00f4t jai eu tr\u00e8s mal a la t\u00eate. Mais au bout de quelques secondes je ne sentais plus rien. Ensuite je lui ai pris le genoux gauche et l\u00e0, m\u00eame chose, jai \u00e9prouv\u00e9 soudain un fort mal de t\u00eate qui a disparu en moins dune minute. Je me suis remis debout et \u00e0 cet instant je me sentais tr\u00e8s fort. Au fond de moi je savais d\u00e9j\u00e0 ce qui allait se passer-Maintenant \u00e9coutez moi bien, Madame Marotte. Vous allez vous lever et je veux vous voir marcher. Et bien croyez moi ou non, cette femme qui \u00e9tait dans un fauteuil roulant depuis vingt sept ans, sest lev\u00e9e et elle sest mise \u00e0 marcher devant moi. Elle est all\u00e9e sans cannes, depuis son fauteuil jusquau fond de la pi\u00e8ce et elle est revenue. A cet instant, sa fille, qui revenait du march\u00e9 avec des provisions a ouvert la porte et quand elle la vue elle a l\u00e2ch\u00e9 ses paniers et elle a pouss\u00e9 un cri-Mais quest-ce que tu fais maman-Mais tu le vois bien, je marche. Cest Monsieur Marcos qui est venu me soigner mes jambes. Il ma impos\u00e9 les mains et il ma demand\u00e9 de marcher. Le r\u00e9sultat, le voil\u00e0. Regarde! A ce moment elle l\u00e8ve une jambe en la pliant, puis une autre, sans la moindre difficult\u00e9. Aussit\u00f4t je me suis senti envahi par un flot d\u00e9motions. Javais les larmes aux yeux-Excusez-moi, je dois rentrer, on mattend au restaurant, leur ai-je dit. L\u00e0-dessus, je me suis \u00e9clips\u00e9. Mais le plus beau restait \u00e0 venir. Vers midi et demi, \u00e0 lh\u00f4tel, la salle de restaurant \u00e9tait pleine. J\u00e9tais \u00e0 la cuisine, devant mes fourneaux et javais laiss\u00e9 la porte ouverte pour avoir un peu plus dair. A 12h30 exactement, qui est-ce que je vois entrer? Je vous le donne en mille. C\u00e9tait Madame Marotte! Elle \u00e9tait habill\u00e9e comme pour aller faire une promenade et jai remarqu\u00e9 quelle portait de vieilles chaussures de marche. Apr\u00e8s s\u00eatre faufil\u00e9e entre les tables et elle est venue me trouver dans la cuisine et l\u00e0 elle ma demand\u00e9 :-Monsieur Marcos, vous nauriez pas une cagette \u00e0 me pr\u00eater-Mais bien s\u00fbr, prenez celle que vous voulez, lui ai-je r\u00e9pondu en lui montrant un tas de petits cageots abandonn\u00e9s dans la cour. Elle en a choisi un, puis elle est repartie sans rien me dire de plus, en se faufilant de nouveau entre les tables. Environ une heure plus tard je vois sa fille qui d\u00e9barque dans le restaurant, lair compl\u00e8tement affol\u00e9e-Mr Marcos, vous navez pas vu maman? Elle a disparu. On la cherche partout depuis une heure. Nous avons eu beau parcourir toutes les rues de la ville avec la voiture, cela na servi a rien. Mais o\u00f9 donc peut-elle \u00eatre pass\u00e9e-Ne vous en faites pas Madame Ang\u00e8le, on la retrouvera votre maman. Elle na pas pu aller bien loin, lai-je rassur\u00e9e-Oui, mais si elle avait eu un malaise. Elle est peut-\u00eatre tomb\u00e9 dans un foss\u00e9 A 2 heures Ang\u00e8le sest rendue \u00e0 la gendarmerie pour demander de laide. Les pompiers aussi, furent alert\u00e9s. Ves quatre heures et demi quelquun pousse la porte du restaurant et je vois entrer Madame Marotte. Elle portait une cagette remplie de c\u00e8pes et des girolles. Nous \u00e9tions fin septembre et c\u00e9tait la pleine saison des champignons. Elle avait voulait moffrir sa r\u00e9colte de lapr\u00e8s-midi. C\u00e9tait sa fa\u00e7on \u00e0 elle de me remercier. Je soup\u00e7onne aussi quelle r\u00eavait depuis longtemps de pouvoir un jour retourner dans la for\u00eat qui \u00e0 l\u00e9poque n\u00e9tait pas tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9e de la ville et de retrouver ses bons coins, ceux que par principe les vrais chercheurs de champignons ne r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 personne. Evidemment, quand je raconte cette histoire, nombreux sont les gens qui ne me croient pas. Surtout les m\u00e9decins, car ils trouvent toutes sortes de raisons pour dire que scientifiquement cest impossible : les muscles atrophi\u00e9s, les tendons, les escarres et que sais-je encore. Et pourtant tout sest pass\u00e9 exactement comme je vous lai dit. Apr\u00e8s cet \u00e9v\u00e9nement, aussit\u00f4t le bouche \u00e0 oreille a commenc\u00e9 \u00e0 fonctionner non seulement dans notre petite ville qui \u00e9tait en \u00e9moi mais aussi dans tout lAri\u00e8ge et dans le d\u00e9partement de lAube. D\u00e8s le lendemain jai commenc\u00e9 de recevoir des appels de personnes qui voulaient se faire soigner par moi ou de la part de leurs proches. Le t\u00e9l\u00e9phone narr\u00eatait pas de sonner. Des gens mappelaient de Carcassonne, de Toulouse, de Narbonne. Dans la semaine on ma m\u00eame appel\u00e9 de Lille et aussi des Vosges. Cest incroyable comme le bouche \u00e0 oreille pouvait fonctionner \u00e0 l\u00e9poque, m\u00eame sans internet. Plus tard des gens sont venus aussi de l\u00e9tranger, dAllemagne ou de Belgique. Jai m\u00eame eu des patients qui venaient de Cayenne en Guyane. Ils faisaient dix heures davion, aller, pour venir me voir et dix heures pour retourner. Au commencement je me suis trouv\u00e9 tr\u00e8s embarrass\u00e9. Quallais-je faire de tous ces gens? Dun c\u00f4t\u00e9 je savais que javais la capacit\u00e9 de gu\u00e9rir des maladies, de soulager certains maux et de lautre, avec ma femme, il nous fallait continuer de faire fonctionner lh\u00f4tel et le restaurant. Alors nous nous sommes organis\u00e9s de la fa\u00e7on suivante. Nous finissions le service vers 14h30 ou 15h selon les jours. Pendant quOdette se reposait dans la chambre, je recevais les patients. Dans le garage de lh\u00f4tel il y avait une petite porte qui donnait dans une toute petite pi\u00e8ce denviron deux m\u00e8tres sur deux qui auparavant servait \u00e0 entreposer les bagages. Cest dans ce r\u00e9duit que je les accueillais, assis sur une chaise. La personne sasseyait en face de moi et chaque s\u00e9ance durait un quart dheure ou vingt minutes tout au plus. Pendant ce temps dautres personnes attendaient leur tour \u00e0 la r\u00e9ception de lh\u00f4tel. Parfois il y avait tellement de monde que certains pr\u00e9f\u00e9raient attendre dehors. Jai bient\u00f4t \u00e9t\u00e9 d\u00e9bord\u00e9 par le travail. Je nen pouvais plus de faire la cuisine au restaurant et de soigner tous ces gens qui chaque apr\u00e8s-midi remplissaient la salle dattente. A cette \u00e9poque je travaillais b\u00e9n\u00e9volement. Ce nest que beaucoup plus tard, quand nous avons vendu lh\u00f4tel que jai d\u00e9cid\u00e9 de demander une modique somme \u00e0 mes patients \u00e0 chaque consultation. Pendant quelques mois jai travaill\u00e9 avec Madame C\u00e9cile. Comme c\u00e9tait une amie, quand elle a su que javais le don de gu\u00e9rison et que cela \u00e9t\u00e9 amplement confirm\u00e9 elle ma demand\u00e9 de venir de temps en temps avec elle pour voir des patients. Elle arrangeait les rendez-vous \u00e0 Carcassonne et nous proc\u00e9dions de la fa\u00e7on suivante. Elle imposait les mains tandis que moi, je me tenais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 delle. Sans toucher le malade, c\u00e9tait moi qui souffrait. Javais mal a la t\u00eate et au bout dun moment le malade se sentait mieux et souvent il \u00e9tait gu\u00e9ri. Cela a dur\u00e9 pendant quelques mois jusquau jour o\u00f9 elle ma vertement reproch\u00e9 de n\u00eatre pas venu \u00e0 un de nos rendez-vous. Javais eu un emp\u00eachement de derni\u00e8re minute. Elle \u00e9tait furieuse. A ce moment jai compris quelle se servait de moi. Je pense quelle devait se faire payer \u00e0 mon insu alors que moi, \u00e0 l\u00e9poque, je ne demandais rien. A partir de ce jour l\u00e0 jai cess\u00e9 de collaborer avec elle. Dailleurs c\u00e9tait une femme un peu bizarre. Elle faisait de la magie noire. En jour je lai entendu demander devant moi \u00e0 sa fille Carmen qui devait avoir dans les dix sept ans :-Il faudrait que tu ailles me chercher un os de mort au cimeti\u00e8re. C\u00e9tait pour jeter un sort au petit ami de sa fille qui venait de la quitter pour une autre. Elle voulait lui faire avoir un accident-Toi aussi Emmanuel, tu devrais ty mettre, \u00e0 la magie noire. Cela taiderait beaucoup pour soigner les gens-Ca, jamais! lui ai-je r\u00e9pondu. Et \u00e0 partir de ce jour jai cess\u00e9 de la voir. Dailleurs je navais nul besoin delle car les patients qui venaient \u00e0 lh\u00f4tel \u00e9taient de plus en plus nombreux. A tel point quun jour jai dit \u00e0 ma femme :-Il nous faut prendre une d\u00e9cision. Un h\u00f4tel, on peut toujours sen d\u00e9faire, mais la gu\u00e9rison, cest une toute autres affaire. Maintenant que jai commenc\u00e9 je crois que je ne pourrai jamais cesser de soigner. Tous ces gens qui ont besoin de moi, je ne peux pas les abandonner. Il est vrai que javais beaucoup de r\u00e9ussites. Je sentais des choses. Il me suffisait de poser mes mains sur un genoux, sur une cheville ou sur une quelconque partie du corps et je ressentais la douleur. Au bout de quelques minutes, d\u00e8s que je ne sentais plus rien je savais que la personne \u00e9tait gu\u00e9rie. Le plus spectaculaire c\u00e9tait les rugbymen ou les joueurs de football et Dieu sait sils sont nombreux dans notre r\u00e9gion. Ils arrivaient chez moi avec une cheville \u00e9norme, toute violette, en se tra\u00eenant sur deux b\u00e9quilles. Quand on a une entorse, cest tr\u00e8s douloureux, on ne peut m\u00eame pas poser le pied par terre. Je pla\u00e7ais mes deux mains autour de cette cheville et aussit\u00f4t int\u00e9rieurement jentendais un petit bruit, clic, clic, clic, comme lorsquon ouvre un coffre fort. Quelques minutes apr\u00e8s ils navaient plus rien. Ils repartaient tous avec leurs b\u00e9quilles sous le bras. Je ne savais pas vraiment ce qui se passait. C\u00e9tait curieux, je sentais des choses et je disais aux gens des choses sans savoir do\u00f9 me venaient ces mots que je pronon\u00e7ais. Par exemple un jour je dis \u00e0 un ouvrier qui \u00e9tait venu me voir :-Jai limpression que vous ne dormez jamais la nuit-Comment le savez-vous? me demanda-t-il. Vous avez raison, je ne dors que pendant la journ\u00e9e car je travaille en usine et je fais les postes de nuit. Jenlevais toutes sortes de maux aux gens qui souffraient parfois depuis des ann\u00e9es mais je ne savais pas du tout comment cela se produisait. Aujourdhui jai cess\u00e9 de chercher \u00e0 comprendre. Au commencement, apr\u00e8s avoir soign\u00e9 des gens pendant toute une apr\u00e8s-midi je me sentais boulevers\u00e9 \u00e0 tel point que souvent jen avais les larmes aux yeux. Ma femme me demandait alors :-Mais quest-ce qui tarrive? Pourquoi pleures-tu-Cest parce que je suis tellement \u00e9mu. Comment se fait-il quen imposant simplement mes mains, je puisse faire dispara\u00eetre la douleur ou gu\u00e9rir les gens.Pourquoi est-ce \u00e0 moi que cest arriv\u00e9? Je pense quil y a plusieurs r\u00e9ponses \u00e0 cela. Tout dabord, qui mieux que moi pouvait ressentir cet immense soulagement qu\u00e9prouve un malade quand on lui dit : Cest fini! vous \u00eates gu\u00e9ri. Dans ma vie je suis pass\u00e9 entre les mains de tellement de m\u00e9decins que je comprends tr\u00e8s bien ce que ressentent les gens pendant et apr\u00e8s leur maladie. Mais pour vous expliquer il me faut remonter \u00e0 la p\u00e9riode de ma petite enfance. En continuant dutiliser notre site, vous acceptez que nous utilisions les cookies conform\u00e9ment \u00e0 notre Politique sur les Cookies. Javascript doit \u00eatre activ\u00e9 dans votre navigateur pour que vous puissiez utiliser les fonctionnalit\u00e9s de ce site internet. Dans leur diagnostic le plus impressionnant est certainement celui de larriv\u00e9e de linformation dune mani\u00e8re imm\u00e9diate et intuitive sans laide daucun des sens du th\u00e9rapeute. Alexandre Grigoriantz est un auteur r\u00e9put\u00e9 pour ses travaux dinvestigation et ses nombreuses enqu\u00eates sur le pouvoir des gu\u00e9risseurs et magn\u00e9tiseurs. Il est lauteur de trois livres : Gu\u00e9risseurs et exorcistes de notre temps, Nous sommes tous des gu\u00e9risseurs, Rencontres avec des gu\u00e9risseurs remarquables, publi\u00e9s aux \u00e9ditions Trajectoire.  This website is using a security service to protect itself from online attacks. The action you just performed triggered the security solution. There are several actions that could trigger this block including submitting a certain word or phrase, a SQL command or malformed data. Merci pour votre commentaire qui donne vie et inspiration \u00e0 ce blog. Je crois aussi que ces \u00e9changes ont aid\u00e9 les gu\u00e9risseurs eux-m\u00eames; ma d\u00e9marche les a presque rassur\u00e9s, car ils nont pas ou peu doccasions de parler deux. Beaucoup sont des gens assez simples; et puis il faut savoir que leurs dons les ont oblig\u00e9s \u00e0 changer parfois radicalement leur vie, ce qui nest pas facile. Je navais pas r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 quel point un don comme celui-ci boulverse totalement la vie de ceux qui le d\u00e9tiennent. Mes patients pourraient sinqui\u00e9ter de ces ph\u00e9nom\u00e8nes et de mon intrusion involontaire dans une partie cach\u00e9e de leur vie ou de leur personnalit\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, je reste humble. Je ne demande jamais rien. Si ces images apparaissent ou ces voix se font entendre, cest parce que cela fait partie du processus de gu\u00e9rison. Certains \u00e9prouvent le besoin de me raconter leur vie et je les laisse faire car je sens quils en ont besoin.  Vous d\u00e9couvrirez \u00e9galement une incroyable librairie bien-\u00eatre et \u00e9sot\u00e9rique accompagn\u00e9e dun choix infini en jeux de tarots et oracles. Laissez-vous s\u00e9duire par notre gamme dhuiles essentielles bio Florame \u00e0 diffuser, respirer ou utiliser dans vos produits fait maison. Ou encore par notre gamme dhuiles de massage, ainsi que par les cosm\u00e9tiques bio de la m\u00eame marque G\u00e9n\u00e9ralement quand je magn\u00e9tise en regardant laura, tandis que le patient se tient bien droit, il marrive de voir son corps \u00e9nerg\u00e9tique tordu en certains points et je sais que cest pr\u00e9cis\u00e9ment l\u00e0 que je dois intervenir. Au fur et \u00e0 mesure que ma propre \u00e9nergie fait son effet, je me sens mieux et ma vue, l\u00e9g\u00e8rement troubl\u00e9e au d\u00e9but du processus, peu \u00e0 peu redevient claire. Mon corps, tendu ou crisp\u00e9 au d\u00e9but car mes impressions sont le reflet de celles du patient se d\u00e9tend. En m\u00eame temps, entre mon \u00eatre int\u00e9rieur et celui de la personne en face de moi, il se produit une \u00e9trange connexion qui me permet de voir le film de sa vie ou de parfois entendre des voix qui me disent des choses sur elle. Cest tr\u00e8s vari\u00e9. Je ne per\u00e7ois pas que des choses n\u00e9gatives. Il arrive que pendant que je les aide, des patients qui ont une tr\u00e8s belle aura me conduisent dans des \u00e9tats spirituels intenses. Dans ces moments exceptionnels qui mentra\u00eenent vers de tr\u00e8s hautes vibrations, je ressens des impressions merveilleuses et plusieurs de mes patients les ressentent \u00e9galement. Certains voient leur propre aura ou bien ils se sentent baign\u00e9s de lumi\u00e8re. Un jour, jai m\u00eame d\u00e9cel\u00e9 chez une femme quelle avait un tr\u00e8s fort pouvoir de gu\u00e9rison. Le simple fait que nous ayons travaill\u00e9 ensemble au cours de cette s\u00e9ance lui a ouvert des canaux pour lib\u00e9rer le magn\u00e9tisme quelle avait en elle. Aujourdhui, tout en ayant conserv\u00e9 son activit\u00e9, elle pratique de temps en temps et je sais quelle est une excellente magn\u00e9tiseuse.  Depuis 1987, Trajectoire est sp\u00e9cialis\u00e9 dans les domaines des arts divinatoires et de l\u00e9sot\u00e9risme, cartes et tarots, mais publie \u00e9galement des ouvrages de fond en histoire, traditions, franc-ma\u00e7onnerie, religions et spiritualit\u00e9. Trajectoire pr\u00e9sente un catalogue de 400 titres et publie 40 nouveaut\u00e9s par an. Magn\u00e9tiseurs, coupeurs de feu et leurs relations avec les milieux m\u00e9dicaux.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre avec des guerisseurs remarquables<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"hide_page_title":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2757"}],"collection":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2757"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2757\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2758,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2757\/revisions\/2758"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2757"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2757"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2757"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}