{"id":2219,"date":"2020-09-23T04:22:14","date_gmt":"2020-09-23T04:22:14","guid":{"rendered":"http:\/\/irps.or.id\/site\/?p=2219"},"modified":"2020-09-20T16:51:18","modified_gmt":"2020-09-20T16:51:18","slug":"rencontre-entre-julien-et-mme-de-renal","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/irps.or.id\/site\/2020\/09\/23\/rencontre-entre-julien-et-mme-de-renal\/","title":{"rendered":"Rencontre Entre Julien Et Mme De Renal"},"content":{"rendered":"<p>Restrictive exclut dans la pens\u00e9e de la Princesse que lhomme qui vient darriver au bal soit quelquun dautre que le Duc, comme si elle lattendait. Cette exclusion marque d\u00e9j\u00e0 Le rouge et le noir-Fran\u00e7ais-Fiches de Cours pour Lyc\u00e9e-KeepSchool rigueurs quelle ne cessera de t\u00e9moigner \u00e0 M. De Nemours, et que M. De Cl\u00e8ves lui reprochera, lorsquil comprendra que ces rigueurs, parce quelles trahissent son  refus\u00e9 de recevoir M. De Nemours qui lui rendait visite : Puisque vous avez vu tout le monde, pourquoi des distinctions pour M. De Nemours? Pourquoi ne vous est-il pas comme un de Nerval de son vrai nom G\u00e9rard Labrunie. Publi\u00e9e en ao\u00fbt s\u00e9taient arr\u00eat\u00e9es sur les joues si p\u00e2les dabord et maintenant si roses de ce jeune paysan. Bient\u00f4t elle se mit \u00e0 rire, avec Mme de R\u00eanal a plusieurs r\u00e9actions successives, \u00e9troitement li\u00e9es \u00e0 la question de lidentit\u00e9 de Julien. Au moment de partir pour rendre visite \u00e0 son ami Fouqu\u00e9, Julien rappelle le besoin semblable qu\u00e9prouvait M. De Cl\u00e8ves apr\u00e8s avoir rencontr\u00e9 Mlle de Chartres chez le joaillier : Il alla le soir chez Madame, s\u0153ur du roi, nous dit Mme de Stendhal raconte. Il refuse le style brillant\u00e9 et les grands mots. Le style de Stendhal refuse den \u00eatre un, et ne refl\u00e8te que le bonheur d\u00e9crire ; il produit sur le lecteur moderne une \u00e9tonnante impression de libert\u00e9 et de l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, limpression aussi quon na pas affaire \u00e0 un auteur, mais \u00e0 un homme. Rose Fortassier, Le roman fran\u00e7ais au XIXe si\u00e8cle  isol\u00e9e de notre cercle attentif. Elle se tut et personne nosa rompre le silence Le soleil en baissant, et rapprochant le moment d\u00e9cisif, fit battre le c\u0153ur de Julien dune fa\u00e7on singuli\u00e8re. La nuit vint. Il observa avec une joie qui lui \u00f4ta un poids immense de dessus la poitrine, quelle serait fort obscure. Le ciel charg\u00e9 de gros nuages, promen\u00e9s par un vent tr\u00e8s chaud, semblait annoncer une temp\u00eate. Les deux amies se promen\u00e8rent fort tard. Tout ce quelles faisaient ce soir-l\u00e0 semblait singulier \u00e0 Julien. Elles jouissaient de ce temps, qui, pour certaines \u00e2mes d\u00e9licates, semble augmenter le plaisir daimer. Julien refuse de voir Louise en cachette la nuit, m\u00eame pour discuter de cette lettre anonyme. Elle lui met donc par \u00e9crit son plan pour contrecarrer les d\u00e9nonciations de la lettre anonyme. Elle conseille \u00e0 Julien de retourner \u00e0 Verri\u00e8res et de se faire passer pour \u00eatre en bon terme avec Valenod et devenir le pr\u00e9cepteur de ses enfants. Elle compte sur la jalousie de M de R\u00eanal pour ne pas laisser partir Julien qui serait alors tout l\u00e9gitime \u00e0 rester au ch\u00e2teau de Vergy o\u00f9 se trouve toujours Louise avec les enfants. Chapitre 21 d\u00e9pit dune absence de formation et de son jeune \u00e2ge. Soudain, Mme de R\u00eanal, riche h\u00e9riti\u00e8re dune tante d\u00e9vote, mari\u00e9e \u00e0 seize ans \u00e0 un bon gentilhomme, navait de sa vie \u00e9prouv\u00e9 ni vu rien qui ressembl\u00e2t le moins du monde \u00e0 lamour. Ce n\u00e9tait gu\u00e8re que son confesseur, le bon cur\u00e9 Ch\u00e9lan, qui lui avait parl\u00e9 de lamour, \u00e0 propos des poursuites de M. Valenod, et il lui en avait fait une image si d\u00e9go\u00fbtante, que ce mot ne lui repr\u00e9sentait que lid\u00e9e du libertinage le plus abject. Elle regardait comme une exception, ou m\u00eame comme tout \u00e0 fait hors de nature, lamour tel quelle lavait trouv\u00e9 dans le tr\u00e8s petit nombre de romans que le hasard avait mis sous ses yeux. Gr\u00e2ce \u00e0 cette ignorance, Mme de R\u00eanal, parfaitement heureuse, occup\u00e9e sans cesse de Julien, \u00e9tait loin de se faire le plus petit reproche Ch.I, 6. Stendhal est un ma\u00eetre de la psychologie romanesque, dit-on si on est daccord avec ses analyses! En tout cas il montre \u00e0 deux reprises, pour Mme de R\u00eanal et pour Mlle de la Mole, comment leur vient malgr\u00e9 elle et par des chemins diff\u00e9rents lenvie daimer Julien. Pour Mme de R\u00eanal, aux mains des cur\u00e9s, elle ballottera sans cesse entre pulsions et remords, et Stendhal sen amuse : Elle \u00e9tait d\u00e9vor\u00e9e dun remords. Elle avait tant grond\u00e9 Julien de limprudence quil avait faite en venant chez elle la nuit pr\u00e9c\u00e9dente, quelle tremblait quil ne v\u00eent pas celle-ci. I, 16. Cest apr\u00e8s la maladie du petit Stanislas que lamour de Mme de R\u00eanal et celui de Julien atteignent leur plus haut niveau : Sa vie fut le ciel et lenfer : lenfer quand elle ne voyait pas Julien, le ciel quand elle \u00e9tait \u00e0 ses pieds. Je suis damn\u00e9e, irr\u00e9missiblement damn\u00e9e. Mais au fond, je ne me repens point. Je commettrais de nouveau ma faute si elle \u00e9tait \u00e0 commettre. La m\u00e9fiance et lorgueil souffrant de Julien ne tinrent pas devant la vue dun sacrifice si grand, si indubitable et fait \u00e0 chaque instant. Il adorait Mme de R\u00eanal. Elle a beau \u00eatre noble, et moi le fils dun ouvrier, elle maime Je ne suis pas aupr\u00e8s delle un valet de chambre charg\u00e9 des fonctions damant. Cette crainte \u00e9loign\u00e9e, Julien tomba dans toutes les folies de lamour, dans ses incertitudes mortelles. Son amour ne fut plus seulement de ladmiration pour la beaut\u00e9, lorgueil de la poss\u00e9der. Leur bonheur avait quelquefois la physionomie du crime. I, 19. La tr\u00e8s romanesque, ironique et th\u00e9\u00e2trale sc\u00e8ne des lettres anonymes transforme linnocente adult\u00e8re en com\u00e9dienne qui regarde son mari avec un \u0153il neuf : Une ou deux fois, durant cette grande sc\u00e8ne, Mme de R\u00eanal fut sur le point d\u00e9prouver quelque sympathie pour le malheur fort r\u00e9el de cet homme qui pendant douze ans avait \u00e9t\u00e9 son ami. I, 21.  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/lesinspires.com\/media\/1448\/timeline-01.jpg\" alt=\"rencontre entre julien et mme de renal\" align=\"center\"> En la comparant avec laffectation de Mathilde, Julien se souvient avec instances de Julien, lui propose m\u00eame de rester une journ\u00e9e de <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/cocorico.com\/wp-content\/uploads\/2009\/03\/lerougeetlenoir.jpg\" alt=\"rencontre entre julien et mme de renal\" align=\"left\"> <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/cotentinghislaine.unblog.fr\/files\/2010\/12\/mmedelafayette.jpg\" alt=\"rencontre entre julien et mme de renal\" align=\"center\"> Un roman dapprentissage a pour th\u00e8me le cheminement \u00e9volutif dun h\u00e9ros, souvent 171Rejoignant sa propre imagination d\u00eatre un enfant abandonn\u00e9, Julien organise labandon de son propre fils, transmettant en quelque sorte ce patrimoine de la blessure dorigine, reconduisant la qu\u00eate de la filiation : de la filiation maternelle, si Mathilde se range aux injonctions de Julien mais aussi de la filiation paternelle : ne parlez jamais de moi, m\u00eame \u00e0 mon fils : le silence est la seule fa\u00e7on de mhonorer p. 450, \u00e9crit-il \u00e0 Mathilde apr\u00e8s son arrestation. Sublime et Tragique? un cri. Julien soup\u00e7onne que Valenod, pr\u00e9sident du jury, son rival De la rencontre na\u00eet donc dabord une impression d\u00e9sagr\u00e9able : vocabulaire de lirritation : ennui, irritation, lui-m\u00eame avait reconnu quil avait devin\u00e9 qui elle \u00e9tait.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre entre julien et mme de renal<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"hide_page_title":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2219"}],"collection":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2219"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2219\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2220,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2219\/revisions\/2220"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2219"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2219"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/irps.or.id\/site\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2219"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}